Dernière modification: 2019-08-19
Résumé
Résumé court :
Depuis plus de deux décennies, Le Maroc est confronté au chômage massif des jeunes diplômés. Ce fléau frappe surtout les jeunes lauréats des établissements universitaires marocains issus des filières à accès ouvert, ainsi et selon le HCP, le taux de chômage des jeunes diplômés dépasse les 24% pour 2014 et 2015. Devant cette crise de l’emploi qui persiste et face à l’impossibilité d’intégrer les masses des futurs diplômés dans le marché d’emploi, vu les capacités limitées de notre tissu économique et en prenant en considération les taux de croissance relativement bas par rapport aux besoins de notre économie, les pouvoirs publics en charge du secteur de l’enseignement supérieur ont changé de paradigme. Désormais, on vaudrait armer le futur lauréat de l’enseignement supérieur pour qu’il soit capable de repenser son projet professionnel en lui inculquant une culture entrepreneuriale. Pour atteindre cet objectif, l’Etat marocain a misé sur La formation en entreprenariat.
La présente recherche s’inscrit dans une démarche d’évaluation de la formation en entreprenariat et ses liens avec les projets personnels des jeunes. Aussi, nous cherchons à confronter la réalité des objectifs effectivement réalisés avec ceux préalablement souhaités.
Mots clés : Enseignement de l’entreprenariat, Evaluation de la formation, projet professionnel,
Résumé long :
Nul ne peut contester les difficultés liées au contexte socio-économique dans lequel nous vivons aujourd’hui. Ce contexte est marqué par d’innombrables défis : création d’emplois et d’activités innovantes, préservation de l’environnement et du cadre de vie, lutte contre les inégalités sociales, lutte contre la délinquance…..
Le Maroc, en tant que pays émergent, ne peut se soustraire à cette réalité que connait la plus part des pays. Il va sans dire que, l’un des principaux fléaux dont souffrent la société marocaine est sans doute le chômage. Il atteint toutes les catégories d’âges et surtout les jeunes. Cette souffrance est plus ressentie chez les jeunes ayant suivi des formations universitaires et ayant décroché des diplômes de l’enseignement supérieur, que les autres catégories de jeunes sans diplômes ou ayant quitté l’enseignement prématurément. Remarquons dans ce cadre, que la catégorie des diplômés de l’enseignement supérieur est la plus affectée par le chômage dont le taux a dépassé les 24 % pour les années 2014 et 2015, soit 250% de plus que la moyenne nationale et 600% de plus que les sans diplômes (HCP, 2014 et 2015).
Cette situation problématique relative à la faiblesse de l’employabilité des lauréats des établissements de l’enseignement supérieur public, principalement chez les jeunes diplômés des filières à accès ouvert, a poussé les pouvoirs publics en charge de la formation, à repenser leur stratégie en matière des programmes et des modules à enseigner, d’où l’intégration du module entreprenariat dans l’enseignement supérieure marocaine.
L’intégration de l’entreprenariat dans les formations universitaires marocaines est relativement récente, elle survient dans un contexte socio-économique particulier, se caractérisant par un chômage massif des diplômés des universités marocaines, avec un taux, dépassant depuis des années les 20%, conjugué à une raréfaction des offres d’emplois, que ce soit dans le secteur privé ou public. Cette situation a poussé les décideurs en charge de l’enseignement supérieur à réagir en changeant totalement de paradigme. Désormais, les universités marocaines vont miser sur l’introduction dans la formation universitaire, de modules d’ouverture (entreprenariat, innovation, langue, communication…) visant à développer chez les étudiants certaines compétences pour mieux les préparer et les aider à prendre en main leur carrière future, face à un avenir professionnel, qui reste un incertain pour des milliers de futurs lauréats des universités marocaines.
L’enseignement de l’entreprenariat pour des futurs diplômés de l’enseignement supérieur constitue une rupture avec certaines pratiques qui ont caractérisées l’enseignement supérieur depuis des décennies. Il a pour objectif de promouvoir la culture entrepreneuriale chez les jeunes, il vise aussi à rapprocher les étudiants du monde de l’entreprise et des affaires. Le but principal est de former parmi les futurs lauréats, des créateurs et d’innovateurs dans le domaine de l’entreprise, capables de créer la richesse et par là participer à la création d’emplois.
La présente recherche s’inscrit dans une démarche d’évaluation de la pratique de l’enseignement de l’entreprenariat, pour des étudiants issus de filières scientifiques, elle donne la parole aux étudiants de la faculté des sciences Ben M’sik pour qu’ils évaluent eux même cette formation. Par ailleurs et à travers cette étude, nous nous intéresserons aussi, aux liens qui pourraient exister entre une telle formation et les projets professionnels des étudiants