Dernière modification: 2019-08-19
Résumé
Résumé :
Dans le but d’appréhender les postures évaluatives des enseignants des langues au Maroc et d’étudier leur impact sur le développement des performances des apprenants à l’écrit, nous avons mené une enquête par deux questionnaires distincts : le premier à destination d’un échantillon de 40 enseignants de français au cycle secondaire qualifiant à l’AREF de Beni Mellal-Khénifra, et le second auprès de 69 lycéens de la même région. Cette étude a été approfondie par une observation-analyse d’un corpus constitué de 100 copies corrigées par des enseignants différents.
L’enjeu était pour nous d’examiner les représentations des acteurs pédagogiques vis à vis des méthodes de correction des copies et leur impact sur le ressenti et le rendement de l’apprenant à l’écrit. Les avancés de la recherche en didactique des langues mettent au-devant de la scène l’importance capitale des annotations comme vecteur de dialogue entre l’enseignant et l’apprenant par l’intermédiaire de la copie corrigée (Bucheton, 2014). Dès lors, la problématique faisant l’essence de cette réflexion peut être formulée comme suit : dans quelle mesure les annotations mises en œuvre par les enseignants transmettent-elles les renseignements essentiels à l’apprenant et peuvent donc stimuler, chez lui, des réactions réflexives et autocorrectives favorables au développement de sa compétence rédactionnelle ?
Par ailleurs, la nature des résultats a révélé que la plupart des annotations mises en œuvre sur les copies étudiées véhiculent très peu de renseignements aux apprenants. L’analyse des données issues des enquêtes effectuées a mis en évidence que la posture évaluative dominante est celle de l’enseignant contrôleur négligeant cette activité malgré son apport formatif. Enfin, l’étude a montré que le ressenti des apprenants est majoritairement négatif en recevant les annotations transcrites sur leurs copies.